Les coccinelles sont des insectes coléoptères, c’est-à-dire apparentés aux coléoptères, identifiables par leur petit corps rond, sous lequel se replient leurs ailes. Bien que les plus courantes soient les rouges à pois, il existe environ 6 000 espèces de coccinelles avec différentes variantes. Certains types sont la coccinelle à double coup (Stigmate de Chilocorus), la coccinelle convergente (Hippodamie converge), ou la coccinelle à sept points (Coccinella septempunctata). Nous vous invitons à continuer la lecture de cet article de la BIOencyclopédie pour en savoir plus sur les types de coccinelles et comment les reconnaître.
Coccinelle à double poignard (Chilocorus stigma)
Cela peut paraître un nom extrêmement étrange, mais quand on voit sa coloration, on peut tout comprendre : les élytres sont noirs et en plus ils ont deux points rouges, un sur chaque élytre. Le nom fait référence à ces points, qui semblent être du sang qui jaillit.
On le trouve en Amérique du Nord, associé aux arbres, aux prairies et aux zones cultivées, où il est introduit volontairement car sa nature prédatrice des pucerons est un grand service qu’ils offrent et qui aide à garder les plantes exemptes de ravageurs.
Coccinelle convergente (Hippodamia convergens)
Il se caractérise par le fait que sur la tête noire, il présente deux fines lignes blanches qui se rejoignent ou qui convergent, et c’est ce qui leur donne à la fois leur nom commun et scientifique. Le corps est rouge et ils peuvent avoir plusieurs points qui ne dépassent jamais 13.
On le trouve en Amérique du Nord, et dans les régions où il fait plus froid, ils hibernent généralement à la fois pour dépasser la température et pour éviter les saisons où il n’y a pas de nourriture. Dès que l’hiver passe, ils se réveillent et effectuent d’énormes migrations pour se déplacer vers des endroits où il y a plus de ressources.
Coccinelle à sept points (Coccinella septempunctata)
Vous pouvez l’identifier car il comporte toujours 7 points noirs sur les élytres rouges, avec une certaine disposition : trois sont sur les côtés et un au centre. Il est extrêmement commun en Europe et a déjà été introduit dans d’autres régions du monde pour son très efficace prédateur de ravageurs.
Elle est cependant classée parmi les coccinelles venimeuses, même s’il faut dire qu’elle n’est pas dangereuse pour l’homme. Lorsqu’il sent un danger, ses pattes commencent à drainer un liquide riche en alcaloïdes et de couleur orange, qui contient des alcaloïdes nocifs pour les prédateurs comme les araignées.
Coccinelle à deux points (Adalia bipunctata)
Comme son nom l’indique, il possède deux pointes noires sur ses élytres, qui sont la partie du dos qui recouvre les ailes rouges, mais c’est une espèce extrêmement variable qui peut avoir plus de pointes, voire en manquer. Pour le différencier, vous pouvez voir sa tête noire avec deux gros points blancs sur les côtés.
Il est assez courant en Europe et on en trouve également en Amérique du Nord, où ils présentent la plus grande variabilité de couleurs et de motifs. Elle est classée comme coccinelle venimeuse, car ses œufs baignent dans des alcaloïdes toxiques qui servent à éloigner les éventuels prédateurs qui voudraient les manger.
Coccinelle asiatique multicolore (Harmonia axyridis)
Il n’a pas toujours le même nombre de taches noires, ni la même couleur d’élytres. On les retrouve dans une gamme de couleurs chaudes. On les retrouve en orange, rouge et même jaune.
Ils disposent également du mécanisme de défense mentionné ci-dessus, dans lequel ils suintent un liquide alcaloïde de leurs articulations pour effrayer leurs prédateurs. Il a été introduit en dehors du continent asiatique à des fins de lutte antiparasitaire, mais il a trop prospéré et constitue désormais une espèce exotique envahissante supplantant les espèces indigènes.
Coccinelle à quatorze points (Propylea quatuordecimpunctata)
Ceci est un autre exemple de coccinelle très variable : plus de 100 motifs et couleurs différents sont reconnus, et malgré son nom, elle ne comporte pas toujours 14 taches. Ils peuvent être jaunes ou orange, soit la couleur principale des élytres ou des pointes. Ces derniers sont généralement très grands et disposés de manière unie, à la manière d’une ancre, bien qu’ils existent également dans d’autres motifs.
coccinelle aux yeux (Anatis ocellata)
Ses taches sont très particulières, comparées aux autres coccinelles. Les élytres sont rouges et sur le dessus ils portent des points noirs avec un halo jaune à blanc, ce qui leur donne l’apparence d’yeux. Ils ont une large répartition, s’étendant dans tout l’hémisphère nord, comme en Europe et en Amérique du Nord.
Coccinelle du sapin (Adalia conglomerata)
Il est originaire d’Eurasie, associé aux forêts de conifères tempérées, notamment à proximité des épicéas. Quand l’hiver arrive, il se cache entre les fines feuilles de ces arbres ou entre l’écorce, jusqu’à ce que la température remonte. C’est une coccinelle jaune, avec de grosses taches noires réunies et une marge diffuse.
Coccinelle à taches crème (Calvia quatuordecimguttata)
Il se caractérise par sa couleur brune, tant le corps que la tête, avec les élytres décorés de points beiges à crème. Il est distribué dans tout l’hémisphère nord des deux continents, atteignant respectivement les États-Unis et le Japon. Il vit dans les forêts, mais s’est déjà adapté à des environnements plus anthropisés, comme les parcs, les prairies cultivées et même parmi les déchets où on peut le voir.
Coccinelle de bruyère (Chilocorus bipustulatus)
Cette espèce se démarque car ce sont des coccinelles très esthétiques. Ses élytres sont d’une couleur brune très brillante, qui à la lumière semble irisée, et à l’ombre, elle peut paraître presque noire. Sur les élytres, il peut y avoir trois pointes qui se dissolvent en une bande, mais elles peuvent aussi être absentes. Il est originaire de l’hémisphère nord, mais a déjà été introduit sur pratiquement tous les continents.
Coccinelle à vingt-deux points (Psyllobora vigintiduopunctata)
Elle se caractérise par être une coccinelle jaune et par son régime alimentaire particulier, différent de celui de la plupart des coccinelles, dont la nourriture principale est les pucerons. Cette coccinelle consomme le mildiou qui pousse sur les plantes de son Europe natale.
Maintenant que vous connaissez certains types de coccinelles, vous pourriez également être intéressé à connaître les types de mantes.
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- Écologie et comportement des coccinelles (Coccinellidae). (2012). Allemagne : Wiley.











