Pourquoi garder un secret nous épuise-t-il ? La science explique le « cercle vicieux » mental.

Pourquoi garder un secret nous épuise-t-il ? La science explique le « cercle vicieux » mental.

Par Dr. Kyle Muller

Selon ce qui a été découvert par une étude publiée dans PsyArXiv et n’ayant pas encore été examinés par d’autres scientifiques, ces secrets pourraient provoquer des inquiétudes et des sentiments négatifs qui affectent profondément notre bien-être mental. Le problème, cependant, ne serait pas le secret lui-même, mais plutôt le fait que l’esprit y revient spontanément, nous « rappelant » continuellement que nous avons quelque chose à cacher.

Combien de secrets cachons-nous ? La moyenne surprenante de la recherche

L’étude a porté sur un total de 240 bénévoles, recrutés sur la base d’une seule exigence : avoir au moins un secret. En moyenne, il a été constaté qu’une personne en détient un neuf, jugés « modérément importants ».

Quels sont les sujets les plus courants ? Dans l’ordre on retrouve : les mensonges, l’insatisfaction face à son apparence physique, les problèmes financiers, les désirs amoureux et les comportements sexuels. Il est important de souligner que l’étude n’a analysé que ceux qui prétendaient avoir des secrets ; par conséquent, il ne serait pas correct de dire que « tout le monde » en a neuf, à l’exclusion de ceux (peut-être) qui n’en ont pas du tout.

Le paradoxe de la pensée : vaut-il mieux y penser exprès ?

Les participants ont rempli un journal pendant deux semaines indiquant la fréquence et le type de pensées liées à leurs secrets. En croisant ces données avec des relevés en temps réel tout au long de la journée, les chercheurs ont découvert un détail contre-intuitif : les gens ont tendance à penser au plus de secrets. inconsciemment que volontairement.

Ce qui est intéressant, c’est que les jours où les volontaires réfléchissaient volontairement avec leurs secrets, ils s’en soucient moins, en fantasmant même parfois avec des émotions positives. Au contraire, lorsque la pensée survenait spontanément et de manière intrusive, elle déclenchait un cercle vicieux d’anxiété difficile à briser.

Quand le secret devient une pensée obsessionnelle

Les conséquences négatives sur le bien-être émotionnel, concluent les chercheurs, seraient donc le résultat d’une boucle déclenchée par le une pensée obsessionnelle sur le secret, plutôt qu’un effort actif pour le cacher aux autres. C’est la fréquence à laquelle le secret « frappe » à la porte de notre conscience qui détermine à quel point nous nous sentirons mal.

Kyle Muller
À propos de l'auteur
Dr. Kyle Muller
Le Dr Kyle Mueller est analyste de recherche au Harris County Juvenile Probation Department, à Houston, au Texas. Il a obtenu son doctorat en justice pénale à la Texas State University en 2019, sous la direction du Dr Scott Bowman pour sa thèse. Les recherches du Dr Mueller portent sur les politiques de justice pour mineurs et les interventions fondées sur des données probantes visant à réduire la récidive chez les jeunes délinquants. Ses travaux ont contribué à l’élaboration de stratégies fondées sur les données au sein du système de justice pour mineurs, en mettant l’accent sur la réhabilitation et l’engagement communautaire.
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