Connaître notre environnement pour apprendre à le protéger

Connaître notre environnement pour apprendre à le protéger

Par Dr. Kyle Muller

Connaître notre environnement, c’est apprendre à le protéger. Notre plus ou moins grande capacité à comprendre ses caractéristiques et ses besoins dépendra de la nature de ces connaissances, plus à un niveau qualitatif que quantitatif (comment et non combien). Dans ce cas, la meilleure pratique est une bonne théorie, même si, en général, elle sera de peu d’utilité si nous ne sommes pas en contact direct avec la Nature.

Idéalement, ce contact direct nous permettra de vivre une expérience complète, d’appliquer ce que nous savons, de manière pratique et sans perdre en rigueur. Cependant, vous ne pouvez pas toujours agir. Ou au contraire, s’abstenir de le faire, car dans les deux sens, il est possible d’aider la planète.

Oui, nous pouvons le faire, appliquer la théorie et en même temps avoir un contact direct, si nous sommes curieux des livres (presque tout est dans les livres et sur Internet…) et aussi de ce qui nous entoure, en nous concentrant sur notre environnement le plus immédiat. Faire cela, c’est parier, symboliquement, sur le salut de la Terre. Et s’intéresser à ce que nous avons au niveau de nos sens pour le respecter et, mieux encore, le protéger, est la base du changement, une manière d’apporter son grain de sable pour maintenir vivant l’espoir d’un monde meilleur.

Se rapprocher de l’environnement immédiat

Savoir, ce n’est pas seulement savoir. Bien que la connaissance nous aide à connaître l’écosystème qui nous entoure – qu’il s’agisse par exemple du même balcon, du jardin, du parc à côté de la maison ou des espaces verts naturels les plus proches -, la sensibilisation et le respect nécessitent plus que de simples connaissances. Bien plus, en fait.

Savoir protéger, c’est comprendre qu’au-delà de la connaissance de la flore et de la faune, des menaces qui mettent en danger les espèces ou les écosystèmes, il y a l’éthique et l’éco-attitude qui se traduisent par une responsabilité environnementale. Il s’agit en réalité d’une question d’attitude et de sensibilité, qui n’est pas assurée par des connaissances théoriques ou une approche utilitariste, une connexion avec l’environnement qui transforme la connaissance en soin et protection.

Le respect de la vie est quelque chose de naturel, souhaité et réalisé comme une simple question de justice. Loin de l’utilitarisme, des intérêts économiques, du confort et de l’égoïsme, prendre soin de la planète par le plus immédiat devient une fin en soi. Pourquoi le faire ? Nous le devons à la planète, à notre maison, tout simplement.

Connaître notre environnement pour apprendre à le protéger - Se rapprocher de l'environnement le plus immédiat

Respecter, se sentir partie intégrante d’un tout

L’environnement le plus immédiat, en effet, est une école d’apprentissage pour devenir de meilleures personnes, plus respectueuses des autres êtres vivants, du monde animal et végétal qui vit près de chez nous. Parmi bien d’autres possibilités, on peut opter pour des plantes locales en danger d’extinction plutôt que des plantes exportées, qui nécessitent beaucoup d’arrosage et ne représentent pas un refuge pour la biodiversité de la zone.

Aider les hérissons sauvages, grands marcheurs nocturnes, à pénétrer dans notre jardin en supprimant les obstacles est une autre possibilité. Ou, bien sûr, contribuer au contrôle des colonies félines grâce à la stérilisation et à l’alimentation afin de transformer un risque potentiel pour la santé publique en une richesse environnementale.

Lorsqu’on se rend à la campagne, il est obligatoire de pratiquer des randonnées respectueuses, d’observer les oiseaux et autres animaux à distance, sans les déranger, de ne pas déraciner les plantes en général, surtout si elles sont en danger d’extinction et, enfin, de respecter la biodiversité. De même, ces conseils sont applicables si nous partons en camping gratuit.

En plus de le respecter, il sera facile de le valoriser à travers le jardinage ou un mini jardin urbain. Pour bien faire les choses, il ne suffit pas d’utiliser des produits biologiques et d’éviter les pesticides et les engrais chimiques. Ce n’est que lorsque la biodiversité sera bien connue que l’on pourra pratiquer l’agriculture biologique, à la fois pour en faire notre alliée, puisque l’environnement atteindra un équilibre qui agira de lui-même pour prévenir les ravageurs et obtenir une bonne récolte.

Connaître notre environnement pour apprendre à le protéger - Respecter, se sentir partie intégrante d'un tout

Solidarité et empathie

Dans la vie de tous les jours, nous sommes confrontés à des situations qui mettent à l’épreuve notre esprit critique. Savoir est essentiel pour pouvoir donner un avis, cela ne fait aucun doute, surtout quand on sait aussi se connecter avec empathie et être solidaire envers les animaux maltraités et les milieux exploités.

Là encore, on peut citer une multitude d’exemples. L’exemple typique de la grenouille qui finit ouverte sur la table du laboratoire de l’école pour que les enfants puissent apprendre l’anatomie est parfait. Le connaître dans son environnement serait bien sûr bien plus instructif, et non seulement pour en apprendre davantage sur les amphibiens, mais aussi pour connaître leur importance pour l’écosystème. Ne pas l’utiliser en laboratoire est donc le signe d’une intelligence bien comprise.

Connaître notre environnement pour apprendre à le protéger - Solidarité et empathie

Des cas incroyables

Le cas de Jane Goodall est également paradigmatique. La célèbre primatologue qui par son exemple choque désormais les consciences pour les sensibiliser à l’importance du respect de la faune sauvage, était une grande experte des primates. Son expérience ultérieure avec eux a fini par transformer sa vie. Remis à eux, c’est une démonstration claire que les connaître à travers la science et la coexistence est la formule parfaite pour s’impliquer.

Rachel Louise Carson, précurseur de l’environnementalisme, est également une source d’inspiration à cet égard. Connaître sa biographie, c’est comprendre à quel point la combinaison de la connaissance et de l’empathie est importante. Elle était fascinée par tout ce qui concernait l’océan et, même si elle vivait à l’intérieur des terres, elle a fini par s’installer sur la côte du Maine, à côté de sa mer bien-aimée, un déménagement qui a entraîné un énorme succès pour ses livres dans le monde entier.

Ce sont des cas célèbres qui démontrent l’importance de s’impliquer dans l’environnement, en le connaissant à son apogée. La nature n’est nature que lorsqu’elle n’est pas domestiquée. Il est essentiel de le connaître tel quel, sans assaisonnement d’aucune sorte. Loin des zoos, des jardins qui la retiennent, la pervertissent et la maltraitent. À ce stade, les associations de conservation sont un bon point d’appui pour apprendre et aider en faisant preuve d’empathie.

Les soutenir, c’est se rapprocher d’un monde inconnu, de différents écosystèmes d’une grande richesse exploités par l’être humain. La proximité, l’accès à une information que les médias n’ont pas l’habitude de mettre en avant, et qui souvent même fait taire, est une étape fondamentale pour soutenir des causes, par exemple contre la chasse au phoque ou les élevages de visons, la production de pâté, la déforestation, les déchets plastiques qui polluent l’océan, l’utilisation d’animaux dans le cirque… Et, bien sûr, aussi pour lutter contre la maltraitance et la mort des animaux dans l’industrie de la viande.

Connaître notre environnement pour apprendre à le protéger – Cas incroyables

Conclusions

S’impliquer, c’est faire la différence. Mais pour s’impliquer, il faut se connecter à cette injustice. La proximité, qu’elle vienne de l’information, de ce sentiment empathique qui n’a pas besoin de mots ou de cette adhésion qui provoque une image éloquente, suscite la sensibilité et la conscience. La nécessité d’agir sera la prochaine grande étape. Il existe mille façons d’aider, et commencer est un point de non-retour. Notre comportement change, notre esprit, nous sommes connectés à l’extérieur. Seuls la connaissance, la connaissance et le sentiment font de nous des esprits critiques, des âmes libres, et sans ces liens il est facile d’aimer notre prochain, quelle que soit son espèce…

Connaître notre environnement pour apprendre à le protéger - Conclusions

Si vous souhaitez lire plus d’articles similaires à Connaître notre environnement pour apprendre à le protéger, nous vous recommandons d’entrer dans notre catégorie Éducation environnementale.

Kyle Muller
À propos de l'auteur
Dr. Kyle Muller
Le Dr Kyle Mueller est analyste de recherche au Harris County Juvenile Probation Department, à Houston, au Texas. Il a obtenu son doctorat en justice pénale à la Texas State University en 2019, sous la direction du Dr Scott Bowman pour sa thèse. Les recherches du Dr Mueller portent sur les politiques de justice pour mineurs et les interventions fondées sur des données probantes visant à réduire la récidive chez les jeunes délinquants. Ses travaux ont contribué à l’élaboration de stratégies fondées sur les données au sein du système de justice pour mineurs, en mettant l’accent sur la réhabilitation et l’engagement communautaire.
Published in

Laisser un commentaire

five × 1 =