Libre-échange avec l’Amérique du Sud
L’Uruguay et l’Argentine ratifient Accord Mercosur
Le rejet de l’accord du Mercosur par le Parlement européen a suscité une grande incertitude. L’Uruguay et l’Argentine sont désormais devenus les premiers pays à sceller l’accord. On attend avec impatience sa possibilité d’entrer temporairement en vigueur.
Le Parlement uruguayen a approuvé l’accord de libre-échange entre les États du Mercosur (Brésil, Argentine, Uruguay et Paraguay) et l’Union européenne. Cela fait de l’Uruguay le premier pays du Mercosur à ratifier le traité. Peu de temps après, le Congrès argentin a également voté en faveur de l’accord.
On attend désormais avec impatience que la Commission européenne donne son feu vert à l’application provisoire de l’accord avant que le Parlement européen ne donne son approbation finale. Les gouvernements des États membres de l’UE, comme l’Allemagne, font pression en ce sens, mais il existe un risque de conflit avec le Parlement.
La Commission européenne est encore en train de décider
Selon ses propres déclarations, la Commission souhaite se coordonner avec les 27 pays de l’UE et le Parlement européen. « Nous serons prêts quand ils le seront », avait promis la présidente de la Commission, Ursula von der Leyen, en janvier dernier.
Le Brésil devrait également ratifier l’accord dans les prochains jours. Le vote du Sénat est toujours en attente.
Négocié pendant 25 ans
L’accord Mercosur a été signé au Paraguay au début de l’année après plus de 25 ans de négociations. Une nouvelle zone de libre-échange avec plus de 700 millions d’habitants doit être créée. L’objectif est de stimuler les échanges de biens et de services en réduisant les barrières commerciales et les tarifs douaniers.
Les opposants à l’accord critiquent le fait qu’il ait été conçu de telle manière que les accords de libre-échange ne devaient pas être approuvés à l’unanimité par les États membres.
On craint également que les normes européennes en matière de protection des consommateurs, d’environnement et de bien-être animal ne soient compromises, ce que la Commission européenne rejette catégoriquement. Les agriculteurs européens craignent également la concurrence des pays du Mercosur.
