Family Act, how could parental leave in Italy change

Loi sur la famille, comment le congé parental pourrait changer en Italie

Par Dr. Kyle Muller

À partir du 12 mai 2022, est entrée en vigueur ce qu’on appelle la loi sur la famille, qui permettra au gouvernement d’adopter un ou plusieurs décrets législatifs pour soutenir l’équilibre entre famille et travail, renforçant également les mesures visant à encourager le travail féminin et réorganisant les mesures de soutien à l’éducation des enfants.

Le congé parental est une période facultative d’absentéisme accordée aux parents pour s’occuper de leur enfant dans ses premières années de vie et satisfaire ses besoins affectifs et relationnels.

Nous expliquons ci-dessous comment cela fonctionne en Italie et comment cela devrait changer avec la loi sur la famille.

Comment fonctionne le congé parental en Italie ?

Les congés de maternité, de paternité et parentaux sont régis par le décret législatif 26/3/2001 n. 151 (Texte consolidé des dispositions législatives concernant la protection et le soutien de la maternité et de la paternité). En particulier l’art. 32 établit qu’au cours des 12 premières années de la vie de l’enfant, chaque parent a le droit de s’abstenir de travailler pendant une période (en cas de naissances multiples, d’adoptions ou de placement familial, le droit au congé parental s’applique dans les mêmes conditions pour chaque enfant).

Le congé parental des parents ne peut globalement dépasser la limite de 10 mois (11 si le père qui travaille s’abstient de travailler pendant une période continue ou fractionnée d’au moins trois mois). Cette période globale d’abstention du travail peut également être appréciée par les parents.

Le droit à l’abstention du travail peut être demandé :

  1. par la mère qui travaille, une fois terminée la période de congé de maternité, pour une durée maximale de six mois qui peuvent être demandés de manière continue ou fractionnée ;
  2. par le père qui travaille, à compter de la naissance de l’enfant, pour une durée n’excédant pas six mois (continus ou fractionnés) ;
  3. dans le cas d’un parent seul, elle peut être demandée pour une période continue ou fractionnée n’excédant pas 10 mois.

Congé parental : combien est-il payé ?

L’aspect économique du congé parental est en revanche réglementé par l’art. 34, qui établit une allocation égale à 30% du salaire journalier moyen jusqu’à la sixième année de vie du garçon ou de la fille ou, en cas d’adoption ou de placement familial, dès l’entrée dans la famille du petit garçon ou de la petite fille. L’allocation est versée pour une période globale maximale entre parents de six mois et n’est pas accessible aux parents au chômage ou suspendus, aux travailleurs domestiques et aux travailleurs à domicile.

A partir de 6 ans et un jour jusqu’à 8 ans (ou dès l’entrée dans la famille en cas d’adoption ou de placement familial) l’allocation égale à 30% du salaire est due uniquement sur la base des exigences économiques : le revenu individuel du travailleur doit être inférieur à 17.024,48 euros (2,5 fois le montant de la pension minimale versée par l’assurance générale obligatoire).
De 8 ans et un jour à 12 ans de l’enfant (ou dès l’entrée dans la famille en cas d’adoption ou de placement familial) aucune allocation n’est prévue.

Les périodes de congé parental sont comptabilisées dans l’ancienneté, hors effets liés aux congés et au treizième mois de salaire ou à la prime de Noël.

Et en cas d’adoption ?

Le congé parental est également valable en cas d’adoption (nationale et internationale), de placement familial et de placement familial préadoptif international. Toutefois, il ne peut être utilisé par les parents adoptifs et nourriciers, quel que soit l’âge de l’enfant, dans les douze ans suivant l’entrée de ce dernier dans la famille, et en tout cas au plus tard lorsqu’il atteint la majorité.

L’allocation prévue à l’article 34 est toutefois due, pour la durée globale maximale qui y est prévue, dans un délai de six ans à compter de l’entrée du mineur dans la famille.

Loi sur la famille : comment le congé parental évolue en Italie ?

À partir du 12 mai 2022, entre en vigueur ce qu’on appelle la loi sur la famille (loi 7/4/2022 n. 32, publiée au Journal officiel n. 97 du 27/4/2022) et prévoit que le gouvernement adopte un ou plusieurs décrets législatifs pour :

  • la réorganisation et le renforcement des mesures de soutien à l’éducation des enfants ;
  • l’extension et la réorganisation des congés parentaux, de paternité et de maternité ;
  • le renforcement des mesures visant à encourager le travail féminin et à harmoniser les horaires de vie et de travail ;
  • le renforcement des mesures visant à soutenir les dépenses des familles pour l’éducation des enfants et l’acquisition de l’indépendance financière des jeunes ;
  • soutien et promotion des responsabilités familiales.

En matière de congé parental, l’art. 3 prévoit que le gouvernement doit adopter un ou plusieurs décrets législatifs pour la prolongation, la réorganisation et l’harmonisation des congés dans les 24 mois suivant l’entrée en vigueur de la loi. Pour ce faire, le Gouvernement devra suivre les principes et critères suivants :

  1. prévoir aux parents qui travaillent la possibilité de prendre un congé parental jusqu’à ce que l’enfant atteigne l’âge de 14 ans au maximum ;
  2. introduire des méthodes flexibles dans la gestion du congé parental, compatibles avec les conventions collectives de travail appliquées au secteur et tenant compte de la spécificité des familles monoparentales ;
  3. offrir aux parents qui travaillent la possibilité de bénéficier d’un congé payé, d’une durée d’au moins cinq heures par an, pour chaque enfant, pour des entretiens avec les enseignants et pour une participation active à la croissance de leurs enfants ;
  4. prévoir que les autorisations pour les services spécialisés de protection de la maternité effectués pendant les heures de travail peuvent être accordées à un conjoint, un concubin ou un parent jusqu’au deuxième degré ;
  5. établir une durée minimale, d’au moins deux mois, de congé parental non transférable à l’autre parent pour chaque enfant ;
  6. concevoir des mesures permettant d’étendre le congé parental également aux travailleurs indépendants et aux travailleurs indépendants.

Par ailleurs, pour le congé parental, le gouvernement devra :

  • prévoir une période de congé obligatoire pour le père qui travaille dans les premiers mois suivant la naissance de son enfant, d’une durée nettement plus longue que celle prévue par la loi en vigueur ;
  • promouvoir l’augmentation de l’indemnité de congé de maternité obligatoire ;
  • prévoir que le droit au congé de paternité soit accordé quelle que soit la situation matrimoniale ou familiale du père qui travaille ;
  • prévoir que le droit au congé de paternité n’est pas subordonné à la durée de travail et de service ;
  • accorder un délai de préavis à l’employeur pour l’exercice du droit au congé de paternité, sur la base des conventions collectives nationales de travail stipulées par les organisations syndicales comparativement les plus représentatives au niveau national ;
  • prévoir que le droit au congé de paternité soit garanti dans les mêmes conditions aux travailleurs des administrations publiques et du secteur privé ;
  • des mesures de sanction qui favorisent l’extension du congé de paternité également aux travailleurs indépendants et aux travailleurs indépendants.

Qu’a-t-on fait jusqu’à présent ?

Le Gouvernement a déjà pris des mesures pour s’adapter aux normes européennes en préparant un projet de décret sur l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée qui sera bientôt opérationnel. En effet, le 31 mars 2022, le Conseil des ministres a approuvé un projet de décret législatif transposant la directive européenne n° 2022. 1158 de 2019 « relatif à l’équilibre entre activité professionnelle et vie familiale des parents et aidants » qui est en cours d’évaluation par les commissions parlementaires et devrait entrer en vigueur d’ici le 2 août 2022. Les principales innovations du décret sont les suivantes :

  • le nouveau type de congé de paternité est pleinement opérationnel, obligatoire et indemnisé à 100%, d’une durée de 10 jours ouvrables et librement utilisable par le père qui travaille pendant la période allant de deux mois avant à cinq mois après la naissance, tant en cas de naissance que de décès périnatal de l’enfant ;
  • pour les familles monoparentales, la durée globale du droit au congé passe de 10 à 11 mois ;
  • le congé parental couvert par l’allocation de 30 % en présence de deux parents passe à neuf mois au total au lieu de six actuellement ;
  • une allocation de 30 % du salaire dû aux parents est prévue, à titre alternatif, pour la prolongation du congé parental jusqu’à trois ans pour un enfant gravement handicapé ;
  • augmente l’âge de l’enfant de 6 à 12 ans pendant lequel les parents, y compris les parents adoptifs et nourriciers, peuvent bénéficier d’un congé parental indemnisé ;
  • le droit à l’allocation de maternité est étendu aux travailleuses indépendantes et aux freelances ;
  • il est prévu que les employeurs publics et privés ayant conclu des accords pour l’exécution de travaux en mode agile soient tenus de donner la priorité aux demandes formulées par des travailleurs ayant des enfants jusqu’à 12 ans ou sans limite d’âge dans le cas d’enfants handicapés. La même priorité est accordée aux demandes des soignants.

Pour plus d’informations, nous vous recommandons de visiter les sites institutionnels de l’INPS et du ministère du Travail et des Politiques sociales.

Kyle Muller
À propos de l'auteur
Dr. Kyle Muller
Le Dr Kyle Mueller est analyste de recherche au Harris County Juvenile Probation Department, à Houston, au Texas. Il a obtenu son doctorat en justice pénale à la Texas State University en 2019, sous la direction du Dr Scott Bowman pour sa thèse. Les recherches du Dr Mueller portent sur les politiques de justice pour mineurs et les interventions fondées sur des données probantes visant à réduire la récidive chez les jeunes délinquants. Ses travaux ont contribué à l’élaboration de stratégies fondées sur les données au sein du système de justice pour mineurs, en mettant l’accent sur la réhabilitation et l’engagement communautaire.
Published in

Laisser un commentaire

5 × two =