Sports for children, how to make the best choice?

Sports pour enfants, comment faire le meilleur choix ?

Par Dr. Kyle Muller

Plusieurs études ont démontré qu’une activité physique constante et équilibrée réduit la sédentarité et favorise une croissance adéquate et harmonieuse. Mais comment les parents peuvent-ils s’orienter dans le choix du sport que pratiquera leur enfant ?

Hormis l’école, parmi les sacrifices les plus importants imposés aux enfants en cette longue période de pandémie on retrouve certainement la suspension totale ou partielle des activités sportives pendant plusieurs mois.

Commençons par dire que le mouvement est très important pour les enfants de tous âges, car il leur permet d’explorer leur corps et l’environnement qui les entoure. Des phrases comme «Il ne reste pas immobile un seul instant !» ou «Il veut toujours courir et jouer» montrent à quel point le désir de mouvement qui caractérise souvent les petits est grand et constant. À un moment donné, cette énergie peut être canalisée dans un contexte de partage avec les pairs, de respect des règles et de saine compétition : le sport.

Éduquer les enfants à la pratique d’une activité sportive dès le plus jeune âge présente de nombreux avantages. Découvrons lesquels et comment s’orienter dans le choix des sports pour enfants.

Comment choisir le meilleur sport pour votre enfant ?

Plusieurs études ont démontré qu’une activité physique constante et équilibrée favorise une croissance adéquate et harmonieuse.

Tout d’abord, l’enfant qui pratique régulièrement une activité physique, qu’elle soit récréative ou sportive, réduira les heures quotidiennes d’activité sédentaire et l’utilisation des écrans et appareils ; C’est un aspect très important si l’on considère également ce que nous disent les statistiques : dans la tranche d’âge de 6 à 10 ans, un enfant sur trois est considéré comme sédentaire.

De plus, grâce au sport, l’enfant se familiarise avec un « alphabet moteur » (courir, sauter, grimper, faire des sauts périlleux…) qui lui permettra de mieux connaître et utiliser son propre corps ; un autre aspect fondamental, surtout à la lumière de ce que les études scientifiques ont enregistré ces dernières années, à savoir une réduction des capacités motrices de base chez les enfants de tous âges.

L’aspect « social » ne doit pas être oublié : le sport et les activités physiques en général offrent aux enfants diverses opportunités de s’exprimer et de travailler sur l’estime de soi, l’interaction et l’intégration, ainsi que d’autres compétences et capacités utiles pour la vie future.

Mais comment choisir le sport adapté à son enfant ? Vaut-il mieux s’orienter en fonction de l’âge ? Un sport d’équipe ou individuel est-il préférable ? Faut-il prendre en compte le tempérament de l’enfant lors du choix ? Si l’enfant a une pathologie chronique, est-il opportun de lui permettre de faire du sport ? Essayons de répondre à ces questions et à d’autres.

Est-il bien de choisir un sport en fonction de l’âge de l’enfant ?

La motricité de l’enfant évolue en fonction de son âge, et le choix de l’activité physique doit tenir compte de cet aspect.

A 4 ans par exemple, à travers le mouvement, le petit exprime ses humeurs et se rapporte au monde qui l’entoure. Dans cette phase il conviendra donc de choisir des activités sportives qui permettent l’utilisation de tout le corps, il ne sera pas nécessaire d’introduire trop de règles et il sera important de laisser à l’enfant la possibilité de bouger librement et de manière indépendante, afin qu’il puisse renforcer les capacités motrices indispensables aux activités futures.

Compte tenu de la période « préliminaire », il n’est pas forcément nécessaire d’identifier un sport spécifique : il suffira d’offrir au petit un espace pour apprendre à bouger son corps de manière coordonnée et consciente. Si vous voulez vraiment choisir un sport valable pour cet âge, on peut certainement citer la natation, qui en plus de l’avantage de solliciter tous les principaux groupes musculaires, offre la possibilité de se familiariser avec le milieu aquatique, réduisant ainsi le risque de futures phobies ou incertitudes dans ce contexte.

À 5 ans, l’enfant acquiert progressivement la capacité d’associer le mouvement à un objectif précis : par exemple courir pour gagner une course. Un sport recommandé à cet âge est certainement l’athlétisme, qui permet d’expérimenter la course et le saut – qui sont la base du mouvement – dans une perspective d’entraînement ou de compétition. La gymnastique rythmique ou artistique convient également à cette tranche d’âge, car elle affine et améliore la coordination, l’équilibre et l’interaction neuro-musculaire.

Le bon moment pour débuter les grands sports collectifs (football, basket-ball, volley-ball, rugby) se situe vers 6 ans, âge auquel l’enfant affine sa capacité à collaborer avec ses pairs pour atteindre un objectif. De plus, dans cette phase, il est plus facile pour le petit de comprendre et de mémoriser des règles de jeu encore plus détaillées et complexes. Les arts martiaux sont également un excellent choix pour cet âge, de véritables disciplines qui permettent également de canaliser positivement l’exubérance motrice typique de cette phase.

Dès 7 ans, on peut pratiquer des sports impliquant l’utilisation d’un instrument (tennis, escrime, cyclisme). Étant donné que ces activités impliquent généralement l’utilisation exclusive de certains groupes musculaires, il conviendra de les accompagner de sports plus complets (comme la natation susmentionnée), ou en tout cas de garantir une gymnastique compensatoire adéquate.

A partir de 8-9 ans, il convient de respecter les préférences et les velléités sportives de l’enfant, en le laissant libre de ses choix (voire de changer de sport chaque année s’il le souhaite). Plusieurs études montrent que se consacrer à un seul sport lorsqu’on est enfant est nocif, car cela implique un stress constant sur les mêmes groupes musculaires (donc un plus grand risque de blessures dans ces zones) et ne permet pas à l’enfant d’apprendre différents schémas moteurs.

En marge de cette liste, nous mentionnons l’équitation, une activité qui doit être pratiquée au plus tôt à l’âge de 6 ans pour éviter un stress excessif sur le système musculo-squelettique (système squelettique et système musculaire) du plus jeune enfant. Ce sport implique également une interaction avec un animal : le fait qu’il faut de la concentration pour interpréter les signaux du cheval permettra à l’enfant de comprendre que si l’on souhaite interagir avec les éléments de l’environnement, il faudra faire preuve de délicatesse et d’attention.

Sports pour enfants : est-il préférable de pratiquer une activité en équipe ou individuelle ?

«Existe-t-il des sports plus adaptés aux enfants timides?», demande la mère de Dario, qui aimerait instinctivement inscrire son fils à un sport d’équipe, dans le but de «le jeter dans la mêlée» et ainsi l’aider à vaincre sa timidité. Attention cependant : cela pourrait ainsi avoir l’effet inverse et conduire Dario non seulement à se replier encore plus sur lui-même, mais aussi à vivre le sport comme un engagement pesant ou une source d’inquiétude.

Le conseil, dans ce cas, est d’avoir une approche progressive. C’est-à-dire choisir un sport individuel mais pratiqué en petit groupe qui reste quasiment constant au fil des mois. La natation, par exemple, ou l’athlétisme, permettent à l’enfant de pratiquer une activité physique individuellement mais, en même temps, de se comparer à ses pairs et, progressivement, d’établir avec eux des relations plus informelles.

Les sports d’équipe pourront être choisis plus tard, lorsque le petit aura acquis une plus grande confiance en lui et sera également prêt à collaborer avec d’autres enfants.

«Mon fils est distrait et a toujours la tête dans les nuages», observent les parents de Carlo, qui ont également du mal à choisir entre les sports d’équipe et les sports individuels. Dans ce cas, un sport d’équipe peut aider l’enfant à accorder plus d’attention à ce qu’il fait ou à ce qui se passe autour de lui, car il le poussera à collaborer : l’erreur d’un individu peut compromettre le succès de l’équipe, Carlo sera donc encouragé à avoir une plus grande concentration pour aider ses coéquipiers à atteindre l’objectif sportif commun.

Mon fils est hyperactif, quel sport lui convient le mieux ?

Pour les enfants hyperactifs, le mouvement est une nécessité constante, à tel point qu’ils vivent avec agitation les circonstances dans lesquelles il est habituellement nécessaire de maintenir la discipline et la maîtrise de soi (comme à l’école).

Les sports adaptés aux enfants hyperactifs sont certainement les arts martiaux, qui imposent un code de comportement précis et adéquat. Ce type d’activité se caractérise en effet par des rituels spécifiques qui doivent nécessairement être respectés et qui amènent l’enfant à acquérir une plus grande maîtrise de soi. Le Karaté, le Judo et autres arts martiaux nécessitent par exemple un profond respect de l’autorité : on écoute attentivement ce que dit le maître, afin de pouvoir exécuter précisément ce qui lui est demandé.

Une autre activité qui peut s’avérer très utile pour les enfants hyperactifs est la danse classique, qui ne diffère pas beaucoup des arts martiaux en termes de discipline et de respect de l’autorité.

Le sport est-il également adapté aux enfants atteints de pathologies chroniques ?

Le point de départ est que le sport est la santé et qu’aucun enfant ne devrait s’en passer.

Si l’enfant présente une pathologie chronique, il faudra choisir un sport qui lui convient en termes d’engagement physique. Par exemple, pour les enfants ayant un handicap moteur ou musculo-squelettique, l’activité aquatique est recommandée, de manière à réduire le stress sur les os et les articulations.

Cependant, avant de choisir, il sera important de faire appel au spécialiste concerné, pour obtenir des informations sur la quantité d’effort physique et la fréquence à laquelle l’enfant peut être soumis pour bénéficier de l’activité sportive.

Compétitivité

Après quelques années de pratique sportive, il est facile que l’activité s’intensifie jusqu’à devenir compétitive.

L’activité compétitive a de nombreuses implications positives : elle garantit un engagement constant et durable, stimule l’athlète à améliorer ses résultats, enseigne le sacrifice et le travail vers un objectif. Attention toutefois à ne pas transformer le sport en un énième engagement fastidieux qui remplit la semaine de nos enfants.

L’indicateur pour savoir si une activité sportive est toujours une pratique saine est le plaisir : si l’enfant s’entraîne et s’amuse, alors, quelle que soit la charge de travail, cela signifie qu’il se trouve dans le bon environnement. Nous, les parents, avons pour tâche de surveiller attentivement (parfois même des coachs trop pressants ou prétentieux).

Le sport de compétition offre également à l’enfant la possibilité de concourir : l’envie de compétition est naturelle, et ainsi il pourra non seulement savourer le goût de la victoire, mais aussi apprendre à accepter la défaite avec sérénité (il serait utile, à cet égard, que nous, les adultes, nous demandions : « Avons-nous avant tout la capacité de vivre de telles situations de manière équilibrée ? »)

Individuel ou en équipe, en salle de sport ou en plein air, avec le ballon ou avec le vélo, compétitif ou non : l’important est que l’enfant fasse du sport et qu’il le fasse en s’amusant, rappelant, en même temps, l’importance de l’activité physique libre et récréative, qui peut et doit accompagner l’activité sportive dans le but de « grignoter » le plus de temps possible avec les jeux vidéo et la télévision.

Kyle Muller
À propos de l'auteur
Dr. Kyle Muller
Le Dr Kyle Mueller est analyste de recherche au Harris County Juvenile Probation Department, à Houston, au Texas. Il a obtenu son doctorat en justice pénale à la Texas State University en 2019, sous la direction du Dr Scott Bowman pour sa thèse. Les recherches du Dr Mueller portent sur les politiques de justice pour mineurs et les interventions fondées sur des données probantes visant à réduire la récidive chez les jeunes délinquants. Ses travaux ont contribué à l’élaboration de stratégies fondées sur les données au sein du système de justice pour mineurs, en mettant l’accent sur la réhabilitation et l’engagement communautaire.
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