Les preuves scientifiques semblent s’accorder sur le rôle très limité des enfants dans la propagation de l’infection au COVID-19. Informations importantes à prendre en compte en vue de la réouverture des écoles
La suspension des services éducatifs pour les enfants et des activités pédagogiques dans les écoles de tous niveaux a été parmi les premières interventions adoptées avec le décret du Président du Conseil des ministres du 4 mars 2020 dans le but de contenir et de gérer l’urgence du COVID-19.
Cette décision a été prise dans l’urgence, pour favoriser la distanciation physique immédiate entre les personnes – essentielle pour lutter contre la circulation du virus SARS-CoV-2 – compte tenu du fait que les activités scolaires conduisent inévitablement à des situations de proximité et d’agrégation. L’impact significatif de la mobilité vers et depuis l’école sur la mobilité de la population générale a également été évalué. Au moment où le décret a été publié, les informations sur la propagation et la transmission du virus étaient encore limitées et incertaines, de sorte que la fermeture de toutes les activités d’enseignement devait être considérée comme une juste précaution, malgré le manque de preuves de l’efficacité de l’intervention. La décision adoptée par l’Italie était en outre conforme aux mesures également prises par la plupart des autres pays.
Les enfants tombent moins malades
Aujourd’hui, les connaissances se sont accrues et nous savons mieux quels sont les modes de contagion et de propagation du virus ; les nouvelles informations devraient guider les choix qui seront faits pour contenir l’épidémie.
Que nous disent les données sur les enfants qui viennent de pays très différents ? Tout d’abord, il est désormais certain qu’ils représentent un très faible pourcentage des cas documentés de COVID-19. Nous citons en exemple deux études : les données de la ville italienne de Vo, où 70 % de la population a été dépistée, montrent qu’aucun enfant de moins de 10 ans n’a été testé positif, malgré un taux de positivité de 2,6 % dans la population générale. Presque simultanément, une étude similaire menée en Islande a été publiée : dans ce cas également, aucune personne de moins de 10 ans positive au COVID n’a été identifiée. (1) Ces études confirment donc la « réticence » des enfants à être infectés. Les résultats présentés d’un seul coup vont dans le même sens Lettre de recherche publié dans JAMA : les auteurs des travaux concluent que les enfants, en plus de tomber moins malades, seraient également moins infectés et seraient moins contagieux. (2)
