School in Pandemia time: overcome the difficulties of remote lessons

L’école en temps de pandémie : surmonter les difficultés de l’enseignement à distance

Par Dr. Kyle Muller

De nos jours, les enfants et les jeunes expérimentent une nouvelle façon de scolariser, à distance. Voyons comment créer les meilleures conditions pour garantir à chacun la possibilité de continuer à étudier sans stress et en toute sérénité.

Le système d’enseignement à distance prévu pour les étudiants italiens n’est pas encore pleinement opérationnel, mais les parents s’interrogent déjà sur les mille problèmes à résoudre dans la gestion de la vie quotidienne.
Commençons par les situations « optimales » : dans la maison il y a au moins deux terminaux, un ordinateur et un téléphone portable, ou un ordinateur et une tablette, etc. Peut-être qu’il y en a plus. Pourtant, les outils technologiques nécessaires existent. Mais…

Problème numéro 1 : l’espace

Comment créer un espace minimalement protégé pour l’enfant, qui l’isole du bruit et lui permet de maintenir la concentration nécessaire pour suivre les cours en ligne ?
Si nous imaginons une situation idéale, pensons à une chambre, peut-être partagée avec un frère ou une sœur. Mais la réalité de nombreuses familles n’est pas aussi chanceuse. Et alors ?
La perception d’un espace personnel et protégé, qui favorise l’attention et la concentration, passe également par des signaux visuels. Avec un peu d’imagination et avec l’aide de l’enfant, il sera possible de créer son propre « bureau d’école », séparé par des intercalaires en carton, éventuellement personnalisé avec des dessins ou des bandes adhésives colorées, sur lesquelles le petit pourra également coller des notes, des notes, des phrases, etc.

Dans la situation d’encombrement inévitable de la maison – tout le monde dans le même espace et tout au long de la journée – le besoin d’espaces personnels, protégés de l’invasion du petit frère ou de la petite sœur qui réclame l’ordinateur, devient fort. Être attentif à une leçon demande beaucoup plus d’efforts et la tentation de céder aux distractions est grande.

Quel est le rôle des parents dans ce cas ? Vaut-il mieux vérifier que l’enfant est attentif, qu’il ne se laisse pas distraire, qu’il réalise ce qui lui est proposé pendant le cours, en l’aidant peut-être un peu ?

De manière générale, l’école en ligne doit être considérée comme une école à tous égards : un moment où l’enfant peut interagir avec l’enseignant et ses camarades de classe, exactement comme s’il était en classe. Dans cette situation particulière, les parents ont pour tâche de garantir autant que possible un contexte propice au maintien de l’attention, sans interférer avec ce que fait l’enfant, sauf cas extrêmes, par exemple si l’enfant abandonne radicalement l’activité. Et là aussi, il sera utile de se demander ce qui a pu rendre difficile le maintien du temps de concentration requis et de chercher avec l’enfant des solutions qui peuvent l’aider.

Problème numéro 2 : le temps

De nombreux enseignants compétents et préparés le disent clairement : nous apprenons à utiliser un nouvel outil, nous aurons besoin de tests, d’adaptations et d’améliorations continus. Et l’une des questions qui se posent est la suivante : combien de temps un garçon de 8 ans peut-il maintenir des niveaux élevés d’attention et de concentration pendant un cours en ligne ? Un garçon de 11-12 ans ? Un plus gros ? Comment construire des leçons pour maintenir l’attention vivante ?

Est-ce juste un problème d’enseignant ? Je crois qu’en ce moment, la collaboration des parents les plus disponibles, les plus proches de leurs enfants, sera d’une grande importance : ceux qui le peuvent devraient observer leurs enfants dans ces premières étapes, recueillir leurs impressions, leurs difficultés et maintenir une discussion active et constructive avec les enseignants, pour souligner ce qui fonctionne bien et ce qui fonctionne moins bien, quels problèmes et difficultés inattendus surgissent, quelles manières ils ont trouvé pour les surmonter.

Problème numéro 3 : l’organisation familiale

Il faut évidemment organiser l’utilisation du(des) ordinateur(s), tablettes, smartphones disponibles dans la famille pour permettre à chacun de réaliser ses activités : le travail des parents, les études des enfants, mais aussi les moments de loisirs et de contacts sociaux. Dans une situation comme celle-ci, on risque de transformer chaque demande en conflit : « J’ai besoin de l’ordinateur, je dois faire des recherches », « Mais je dois envoyer mes devoirs dans une demi-heure » !, « J’attends un appel vidéo du bureau… »

S’organiser, c’est aussi réguler en quelque sorte les rythmes individuels et familiaux. Les risques de ce qu’on appelle travail intelligentet probablement aussi l’école en ligne, visent à éliminer la différence entre le temps de travail ou d’études, le temps consacré aux activités personnelles et récréatives (lecture, musique, contacts sociaux, simple farniente) et le temps consacré aux activités de coopération domestique (cuisiner, ranger, faire les courses). Même le sommeil pourrait être affecté : dans une situation trop désorganisée, le rythme veille-sommeil perd souvent sa régularité.

Parler d’organisation peut faire peur : même à la maison ? Dans la famille ? Mais à une époque où les rythmes habituels de la vie ont été annulés – je sors, je vais à l’école ou au travail, je rencontre des amis ou je vais à la salle de sport ou à un cours de musique, je fais du shopping, je me promène, je rentre à la maison, etc. – le manque de règles oblige à un excès de moments de décision partagés et risque de devenir une cause de stress et d’inconfort tant pour les parents que pour les enfants.
Il peut être utile de construire un emploi du temps comprenant les heures de télé-école, les heures de repas et les heures de repos, de jeu, d’activité musicale, de lecture ; les heures pendant lesquelles les devoirs sont faits si nécessaire.

Il est également utile de définir les moments de la journée où les parents sont présents et/ou disponibles pour aider l’enfant dans ses études et ceux où ils ne peuvent pas être dérangés, car ils travaillent ou se reposent à leur tour, discutent, font d’autres choses. Cela rend moins « liquide » le temps qui semble soudainement s’être arrêté, nous obligeant à partager des espaces que nous ne partagions auparavant qu’à des heures bien précises ; crée une « structure » rassurante pour les enfants mais aussi pour les adultes, réduit les risques d’ennui improductif et de démotivation ; vous garde actif et créatif.
Des activités et une créativité qui peuvent également être utilisées dans un but très important, et en ce moment vraiment indispensable : la solidarité.

Solidarité et partage

Nous avons parlé de situations chanceuses. Mais les autres ? Plus de 15% des enfants italiens vivent dans une maison où ils n’ont pas accès à Internet, parce qu’il n’y a pas d’ordinateur, parce que s’il y a un téléphone portable, il est utilisé par les adultes pour le travail, et en aucun cas il ne peut être laissé à l’enfant pendant de longues périodes. Parce que la connexion est mauvaise. Parce que les conditions de vie ne permettent même pas ce minimum de protection qui permet à l’enfant de suivre les cours en toute sérénité.

Les écoles ont déjà pris des mesures pour vérifier la disponibilité des outils technologiques dans différentes familles. Les plus chanceux, ceux qui disposent d’un studio professionnel ou travaillent dans le secteur informatique, pourraient à leur tour vérifier les outils peut-être un peu obsolètes dont ils disposent chez eux, dans l’entrepôt, et les mettre à disposition des écoles.

Mais avant tout, la solidarité, c’est l’attention aux difficultés des autres : personne ne doit être laissé pour compte, chaque parent doit agir et rendre son enfant actif en offrant soutien et aide aux camarades de classe qui, pour une raison quelconque, ont du mal à utiliser l’enseignement en ligne. Réviser ensemble les devoirs au téléphone, donner des conseils techniques à ceux qui peinent à utiliser la plateforme informatique, bref, mettre à disposition un peu de votre temps, un peu de votre expertise, pour transformer la fermeture obligatoire de vos logements en ouverture et partage. A distance, mais avec chaleur.

Kyle Muller
À propos de l'auteur
Dr. Kyle Muller
Le Dr Kyle Mueller est analyste de recherche au Harris County Juvenile Probation Department, à Houston, au Texas. Il a obtenu son doctorat en justice pénale à la Texas State University en 2019, sous la direction du Dr Scott Bowman pour sa thèse. Les recherches du Dr Mueller portent sur les politiques de justice pour mineurs et les interventions fondées sur des données probantes visant à réduire la récidive chez les jeunes délinquants. Ses travaux ont contribué à l’élaboration de stratégies fondées sur les données au sein du système de justice pour mineurs, en mettant l’accent sur la réhabilitation et l’engagement communautaire.
Published in

Laisser un commentaire

two × five =