Différence entre autoécologie et synécologie et exemples

Différence entre autoécologie et synécologie et exemples

Par Dr. Kyle Muller

L’écologie est l’étude des communautés d’organismes, des écosystèmes qu’ils habitent, des relations entre ces espèces et avec leur propre environnement. L’écologie est donc une science assez large, au regard de son domaine d’étude. Cependant, nous pouvons diviser l’écologie en branches d’étude plus petites. Deux de ces branches sont l’autoécologie et la synécologie.

Dans cet article d’Evidence Network, nous analysons la différence entre l’autoécologie et la synécologie et des exemples de chacune d’elles.

Qu’est-ce que la synécologie et exemples

La synécologie est la branche de l’écologie qui étudie la façon dont les communautés d’un écosystème sont composées et structurées, leurs variations dans le temps, les relations entre les différentes espèces de la communauté et entre les écosystèmes de la terre. L’étude synécologique d’une communauté peut se faire selon deux points de vue :

  • La synécologie descriptive utilise un point de vue statique, c’est-à-dire qu’elle se limite à décrire les groupes d’espèces qui habitent un écosystème donné. De la synécologie descriptive, nous pouvons obtenir des données sur la composition spécifique d’une communauté, des données sur l’abondance, les fréquences, la constance ou ses distributions spatiales.
  • La synécologie fonctionnelle utilise un point de vue beaucoup plus dynamique. Cette approche considère deux aspects. Il vise d’une part à décrire l’évolution de deux groupes et à évaluer les influences qui permettent leur existence dans cet environnement spécifique et d’autre part, à étudier les échanges de matière et d’énergie entre toutes les composantes de l’écosystème. Un exemple de synécologie est l’étude de la chaîne alimentaire, de la biomasse ou de l’énergie établie dans cet écosystème.

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Applications de la synécologie avec exemples

L’étude de la synécologie offre un large éventail d’applications très utiles dans l’étude de l’environnement. Un type d’application très intéressant de la synécologie consiste à comparer les indices susmentionnés entre différents écosystèmes terrestres et à les relier au degré de contamination existant dans le sol ou à la végétation présente. Certaines de ces études déjà réalisées ont confirmé que le degré de contamination d’un environnement entraîne une perte de biodiversité des écosystèmes et la dégrade. En effet, toutes les espèces, végétales et animales, ont un niveau de tolérance maximal à certains contaminants. Une fois cette limite dépassée, les espèces deviennent plus vulnérables et commencent à décliner, dégradant avec elles l’écosystème.

Une autre application consiste, par exemple, à diviser les espèces végétales en fonction de la hauteur au-dessus du sol qu’atteignent leurs tissus pérennes, de manière à obtenir des classes de plantes. C’est une manière de connaître les stratégies que suivent les plantes pour s’adapter aux conditions climatiques de leur écosystème. Ainsi, des études ont confirmé que la majorité des plantes des tropiques les plus humides sont des phanérophytes (plantes qui s’élèvent jusqu’à 25 cm au-dessus du sol), des épiphytes (plantes qui poussent sur une autre plante) et des lianes, dans le désert il y a une majorité de plantes thérophytes (elles terminent leur cycle de vie seulement pendant la saison favorable) et dans les régions tropicales et subtropicales non humides il y a une majorité de plantes succulentes (qui accumulent des quantités d’eau).

Une autre application est l’étude de la répartition des espèces dans l’environnement. Celui-ci peut être divisé en trois :

  • Forme aléatoire : toutes les zones de l’espace ont la même probabilité d’être occupées et la présence de l’une n’affecte pas la localisation de l’autre.
  • Forme uniforme : toutes les zones de l’espace ont la même probabilité d’être occupées et la présence de l’une affecte l’emplacement de l’autre.
  • Forme groupée : toutes les zones de l’espace peuvent avoir ou non la même probabilité d’être occupées et la présence de l’une affecte la localisation de l’autre.

Qu’est-ce que l’autoécologie et exemples

L’autoécologie est la branche de l’écologie chargée d’étudier les adaptations qu’une espèce subit pour habiter son écosystème spécifique, c’est-à-dire les caractéristiques physiologiques, morphologiques et éthologiques qui lui permettent de faire face aux conditions abiotiques ou biotiques de l’écosystème dans lequel elle vit. Ces adaptations sont généralement courantes parmi les membres de la population et héritées. L’évolution peut donner :

  • Organes homologues : ce sont des organes similaires ayant la même origine embryonnaire chez deux espèces différentes, mais avec des fonctions différentes.
  • Organes analogues : ce sont des organes similaires en morphologie et en fonction chez deux espèces différentes, mais différents par leur origine embryonnaire.

En résumé, la différence claire entre l’autoécologie et la synécologie réside dans le fait que les deux branches diffèrent en ce sens que l’autoécologie étudie les relations des espèces individuelles avec leur environnement et que la synécologie étudie plusieurs espèces.

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Kyle Muller
À propos de l'auteur
Dr. Kyle Muller
Le Dr Kyle Mueller est analyste de recherche au Harris County Juvenile Probation Department, à Houston, au Texas. Il a obtenu son doctorat en justice pénale à la Texas State University en 2019, sous la direction du Dr Scott Bowman pour sa thèse. Les recherches du Dr Mueller portent sur les politiques de justice pour mineurs et les interventions fondées sur des données probantes visant à réduire la récidive chez les jeunes délinquants. Ses travaux ont contribué à l’élaboration de stratégies fondées sur les données au sein du système de justice pour mineurs, en mettant l’accent sur la réhabilitation et l’engagement communautaire.
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