Le concept de capital naturel a été normalisé dans les années 90 par Robert Constanza et Herman Daly, définissant que ce sont tous les excédents, stocks ou excédents de la nature qui donnent naissance à un flux de biens et de services précieux et utiles qui s’avèrent durables ou, ce que l’on peut aussi appeler, un revenu naturel à long terme. Au fil du temps, la définition du capital naturel a subi quelques modifications.
Si vous voulez savoir ce qui constitue le capital naturel et quelle est la définition actuellement incluse, continuez à lire cet article intéressant d’Evidence Network dans lequel il explique en détail ce qu’est le capital naturel et des exemples.
Quel est le capital naturel d’un pays
La Natural Capital Coalition définit le capital naturel comme « l’inventaire des ressources naturelles renouvelables et non renouvelables qui, lorsqu’elles sont combinées, procurent des avantages aux personnes ».
Ce capital naturel n’offre pas seulement des services écosystémiques essentiels à la vie, parmi lesquels on retrouve la pollinisation, la régulation du climat, la filtration de l’eau et de l’air, la production alimentaire ou le contrôle de l’érosion, entre autres. En outre, l’exploitation du capital naturel offre des biens et des services qui rendent possible le progrès économique et social. Ainsi, le capital naturel peut être envisagé non seulement du point de vue de l’écologie et de l’économie, mais aussi du point de vue social et culturel.
Comment le capital naturel est classé
Les différents types de capital naturel existants peuvent être classés comme renouvelables, non renouvelables, récupérables et cultivés.
- Renouvelable : ce type de capital fait référence aux écosystèmes et aux espèces vivantes qui l’habitent, ils sont renouvelables puisque tous deux s’auto-entretiennent grâce aux processus. Certains des biens commerciaux que ce type de capital peut offrir sont les fibres de bois ou des services essentiels tels que la régulation climatique. Ici, vous pouvez en apprendre davantage sur les ressources renouvelables : ce qu’elles sont et des exemples.
- Non renouvelables : sans tenir compte de l’échelle de temps écologique, ces ressources non renouvelables sont des minéraux ou des combustibles fossiles, leur utilisation entraîne l’épuisement de leurs réserves. Dans cet autre article, vous pouvez en apprendre davantage sur les ressources non renouvelables : ce qu’elles sont et des exemples.
- Récupérable : au sein de ce type de capital se trouvent les aquifères, les sols fertiles ou la couche d’ozone.
- Cultivées : ce sont les zones destinées à la production forestière et agricole.
Exemples de capital naturel
Pour citer les exemples de capital naturel, nous les répartirons entre biens et services :
- Domaine: les arbres, le sol, la nourriture, les plantes médicinales, les minéraux, les organismes vivants, entre autres, sont ces ressources dont les êtres humains profitent pour leur propre usage et consommation. Ce sont des biens transformés et épuisés.
- Services: fait référence à la capacité des écosystèmes à générer du bien-être et des bénéfices pour les personnes et les communautés, parmi lesquels la régulation des gaz (séquestration du carbone et production d’oxygène) ou la régulation de l’eau, entre autres qui contribuent à améliorer la qualité des terres, de l’eau et de l’air. Ces services ne sont ni transformés ni épuisés.
Nous vous recommandons de lire cet autre article sur les services écosystémiques : ce qu’ils sont, types et exemples.
Comment préserver le capital naturel
Le rythme auquel nous utilisons le capital naturel l’a rendu limité, puisque de nombreuses ressources naturelles sont exploitées à un rythme plus rapide que leur régénération. De plus, compte tenu du nombre d’habitants sur Terre, le capital naturel va diminuer au fil des années. Des capitaux aussi importants que le capital naturel du Mexique ou celui de la Colombie sont menacés et il est urgent de les conserver.
Pour préserver le capital naturel, il faut avant tout tenir compte du fait qu’il s’agit d’un combat mondial auquel nous devons tous participer. Parmi les propositions avancées figurent :
- Protection des écosystèmes naturels et artificiels et ainsi préservation de la biodiversité.
- Gestion globale de l’eau, c’est-à-dire protéger, gérer et conserver toutes les réserves d’eau, telles que les aquifères ou les bassins, garantissant ainsi la disponibilité de l’eau. En outre, la gestion des mers, des côtes et des îles, en gérant toutes leurs ressources biologiques et halieutiques.
- Mise en œuvre d’actions gouvernementales qui donnent du pouvoir aux communautés forestières, pour promouvoir la gouvernance locale et consolider le tissu social pour faire progresser la gestion durable des ressources en sols et en forêts.
- Mise en œuvre de stratégies d’adaptation aux changements climatiques avec l’utilisation d’infrastructures durables.
- Promouvoir un tourisme durable pour minimiser les impacts négatifs, tout en garantissant la rentabilité économique et sociale.
- Améliorer les institutions environnementales, renforcer les lois environnementales.
- Misez sur l’énergie issue de ressources renouvelables, comme l’énergie solaire ou éolienne.
- Développement de villes durables, dans lesquelles le modèle de consommation et de production est respectueux et durable avec l’environnement.
- Créer un système économique circulaire axé sur la réutilisation, la réduction, le recyclage et la réparation. Le système capitaliste, basé sur la consommation, est incompatible avec la conservation du capital naturel.
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