The movement at the time of quarantine

Mouvement en période de quarantaine

Par Dr. Kyle Muller

Avoir un espace extérieur où vos enfants peuvent jouer est une bénédiction que toutes les familles ne possèdent pas. Mais il existe de nombreuses activités qui peuvent être réalisées entre les murs de notre maison pour encourager le mouvement des enfants.

En plus des familles qui possèdent un jardin ou une grande terrasse où les enfants peuvent courir, sauter, faire des sauts périlleux et d’autres jeux, il existe également de nombreuses familles qui, souvent en ville, vivent dans des appartements où elles disposent tout au plus d’un petit balcon, ou peut-être même pas. Et peut-être que davantage d’enfants vivent ensemble dans ces familles qui, pendant la quarantaine forcée, ont le même besoin de faire des activités, de bouger et d’engager leur corps que leurs pairs qui ont accès à un espace extérieur.

Une « faim psychique »

Dès le début de la vie, il existe quatre voies de développement parallèles qui apportent aux enfants les compétences de base pour gagner en autonomie et grandir : le mouvement, la dextérité manuelle, le langage et la sociabilité. Satisfaire la « faim psychique » liée au langage et aux compétences manuelles peut être relativement simple même dans un espace fermé comme la maison, tandis qu’en ce qui concerne le mouvement et la socialité, il faut prêter attention, surtout dans cette période historique particulière, à trouver un moyen de satisfaire ces besoins même dans des conditions moins qu’optimales.

Dans cet article, nous nous concentrerons sur le besoin de mouvement, qui pour les adultes et les enfants est une nécessité vitale digne de protection. Comment offrir des possibilités de déplacement dans des espaces étroits qui permettent aux enfants de répondre à leur besoin naturel et légitime d’exercice physique ? Voici quelques suggestions.

Assouplir les règles

À l’heure actuelle, il pourrait être utile, voire nécessaire, de faire une exception concernant les règles d’utilisation des espaces à la maison. Par exemple, l’interdiction (légitime et acceptable) d’emprunter des coussins de canapé et des couvre-lits pour aménager un « repaire » ou d’utiliser des tables et des chaises pour construire des sentiers de promenade pourrait s’avérer trop sévère et peu pratique dans la période de restriction que nous vivons. En même temps, permettre aux enfants de jouer à des jeux comme ceux que nous venons d’énumérer leur permettrait de se livrer à des activités qui nécessitent du temps et un investissement d’énergie important, ce qui manque souvent aux parents.

Grands bâtiments

En récupérant draps, oreillers, bâtons, chaises et tables, pinces à linge, bassines et marionnettes, il est possible d’offrir aux enfants la possibilité de construire une tanière, un lieu « sur mesure » où ils peuvent jouer à « faire semblant » et mettre en scène et retravailler expériences et relations. Plus la matière proposée sera déconstruite, c’est-à-dire brute, plus sa possibilité d’interprétation sera grande : l’imaginaire pourra circuler plus librement et spontanément et se diriger vers des endroits peut-être imprévisibles !

Grands lavages

Lorsque j’étais enseignante dans une école maternelle, il y avait un enfant qui faisait souvent de manière indépendante le « grand lavage ». Lorsqu’il ressentait le besoin de faire de l’exercice physique, peut-être un jour de pluie qui rendait le jardin impraticable, il se procurait une bassine, une éponge et un chiffon et savonnait, rinçait et séchait les tables, les chaises et les grandes surfaces. A la fin de son excellent travail, il était satisfait et détendu.

L’activité qui vient d’être décrite peut offrir aux enfants coincés à la maison la possibilité de bouger leurs bras, leurs jambes et tout leur corps. Laissez-lui choisir certains meubles (chaises, tables…), demandez-lui de disposer au sol un torchon ou un tapis avec une bassine, une carafe, un pain de savon (ou, si le meuble a des surfaces vitrées, un produit spécial), une éponge et des chiffons pour sécher. Enfin, montrez-leur les actions nécessaires, dans le bon ordre, pour réaliser l’activité et laissez-les travailler aussi longtemps qu’ils le souhaitent.

Chemins sur le fil

Avec un peu de ruban adhésif, tracez au sol un grand rectangle qui établira le chemin à suivre. Prenez un tambourin (ou des maracas) et la fête peut commencer. Quelqu’un dictera le rythme de la marche en frappant le tambourin : lent, normal, rapide, très rapide… Au signal convenu (une cloche, un claquement de mains) la marche peut se dérouler à reculons, à un autre son il faudra plutôt sauter à pieds égaux et ainsi de suite.

Cette activité permettra aux adultes et aux enfants de s’impliquer dans la coordination motrice, la capacité à suivre un rythme et à suivre des instructions, et facilitera la concentration et l’attention.

Codage

Ce jeu, adapté aux 4 ans et plus, nécessite trois joueurs. Deux seront en compétition et un sera le « commissaire-priseur de la séquence ».
Découpez 10 rectangles de papier (environ 20×10 cm) et écrivez dessus les nombres de un à cinq (chaque chiffre doit être écrit sur deux rectangles). Avec du ruban adhésif, fixez les rectangles au sol sur deux rangées parallèles en veillant à ce que les rectangles portant le même numéro se fassent face. Chacun des deux challengers choisit sa rangée et se positionne, face à l’autre, devant la carte numéro trois. A ce stade, le commissaire-priseur dicte une séquence à jouer à voix haute, par exemple « 3-1-4-5 ! », et les joueurs doivent sauter avec les pieds sur les numéros nommés en respectant l’ordre dans lequel ils ont été présentés. Le jeu deviendra plus compliqué à mesure que le commissaire-priseur dira des séquences de plus en plus longues à mémoriser et à jouer.

Kyle Muller
À propos de l'auteur
Dr. Kyle Muller
Le Dr Kyle Mueller est analyste de recherche au Harris County Juvenile Probation Department, à Houston, au Texas. Il a obtenu son doctorat en justice pénale à la Texas State University en 2019, sous la direction du Dr Scott Bowman pour sa thèse. Les recherches du Dr Mueller portent sur les politiques de justice pour mineurs et les interventions fondées sur des données probantes visant à réduire la récidive chez les jeunes délinquants. Ses travaux ont contribué à l’élaboration de stratégies fondées sur les données au sein du système de justice pour mineurs, en mettant l’accent sur la réhabilitation et l’engagement communautaire.
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