Après des années de négociations
L’UE et l’Australie ferment leurs portes Accord commercial
L’Union européenne et l’Australie se sont mises d’accord sur un accord de libre-échange après des années de négociations. L’accord vise à réduire les droits de douane et les barrières commerciales et l’UE souhaite sécuriser les matières premières.
L’UE et l’Australie ont conclu un accord commercial après des années de négociations. La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le Premier ministre australien Anthony Albanese ont signé à Canberra l’accord par lequel l’UE souhaite garantir l’accès à d’importantes matières premières. Il vise à éliminer les droits de douane des deux côtés et à faciliter le commerce des services et les investissements mutuels.
Jennifer Johnston, ARD Singapour, sur l’accord de libre-échange entre l’UE et l’Australie
L’Australie est « le plus grand fournisseur mondial de lithium et possède des matières premières cruciales pour les technologies propres du futur – des voitures électriques en Espagne aux éoliennes offshore dans la mer Baltique », a écrit von der Leyen dans un article d’opinion dans plusieurs journaux européens. L’accord vise à éliminer les droits de douane sur les matières premières elles-mêmes ainsi que sur les produits transformés.
Une plus grande indépendance vis-à-vis de la Chine
L’UE veut devenir plus indépendante de la Chine, qui fournit actuellement la majorité des importations européennes de matières premières et détient de nombreux brevets de transformation.
Selon von der Leyen, l’objectif est de « garantir qu’aucun pays ne puisse utiliser l’accès à l’énergie, aux semi-conducteurs ou aux terres rares comme une arme pour prendre notre économie en otage ». À l’inverse, l’UE exporte vers l’Australie des machines, des produits chimiques et des composants destinés au secteur des transports. Les industries allemandes de construction mécanique et chimique comptent parmi les bénéficiaires de l’accord.
Le contrat commercial fait désormais l’objet d’un examen juridique, qui prend généralement plusieurs mois. Dans l’UE, il doit également être traduit dans les 24 langues officielles. Le Parlement européen et le Parlement australien doivent ensuite ratifier l’accord.
